Apprendre à Gérer son Stress

Concrètement…comment on  fait ? 

Si pour certains le stress agit comme un véritable booster, nous avons parfaitement conscience qu’il peut être plus compliqué à appréhender pour d’autres, et c’est bien naturel ! Bien sûr, il n’existe pas de protocole préétabli, mais « l’expérience » semble avoir démontré qu’il y avait un certain nombre de choses qui se recoupaient d’un(e) étudiant(e) à l’autre. Voici quelques conseils qui, nous l’espérons, t’aideront à aborder plus sereinement cette première année (ou en tout cas faire en sorte que tu ne la subisses pas trop !).

    OR-GA-NI-SA-TION !

Être un minimum organisé(e) dans ton travail est une composante essentielle de la gestion du stress. Bien évidemment, chacun(e) aménage son emploi du temps comme il/elle le souhaite (cf. article « Méthode de travail »), mais l’idée est de faire le point régulièrement pour savoir où tu en es : voir dans quelles UE tu as du retard, celles dans lesquelles tu as plus de difficultés…

Si tu as accumulé du retard, pas de panique ! Rappelle-toi de plusieurs choses : 

  • « Si je suis en retard, il y en a forcément d’autres qui, sur les 1000 et quelques, le sont aussi »
  • Il vaut mieux être au taquet sur 80% du programme plutôt que le terminer en ayant bâclé l’apprentissage. Donc privilégie les révisions pour mieux maîtriser tes cours plutôt que de t’acharner à apprendre de nouvelles choses : qualité >>> quantité !
  • Il faut PRIORISER. Sur les cours qu’il te reste à apprendre, commence par ceux qui te rapporteront le plus de points le jour des épreuves (pour cela, réfère-toi au nombre d’annales que l’on t’a mis à la fin des retranscrits). Certes, il n’y a plus de « concours » à proprement parlé, mais il y aura toujours une sélection, à ce titre je pense que « la question elle est vite répondue ».

    Prendre du recul, même si l’enjeu est important

Bien plus facile à dire qu’à faire, mais être capable de prendre du recul sur la situation, relativiser est aussi une bonne façon de gérer son stress. 

Par rapport aux notes :

Si les résultats aux examens blancs sont décevants, essaye de voir au-delà de la note en elle-même, cette note ne te définit pas, elle signifie simplement qu’il reste encore des choses à améliorer (gestion du temps, manque de connaissances…). C’est aussi comme cela que l’on avance dans ce milieu : en apprenant de nos erreurs !

En revanche, si les résultats aux examens blancs sont bons, c’est une très bonne chose…mais encore une fois, rien n’est acquis et ne dispense de continuer à travailler ! 

De façon générale : 

Essaye de voir cette année comme un moyen d’accéder à la filière de ton choix plutôt qu’une finalité ! Déjà parce que la suite des études est très différente de la première année (il y aura toujours les enseignements théoriques mais ce sera surtout l’occasion d’être au contact des patients) mais aussi et surtout parce que, d’une manière ou d’une autre, tu auras toujours le moyen de retomber sur tes pattes, c’est en tout cas comme cela qu’a été pensé la réforme.

Se réserver du temps pour soi

La première année, malgré ce que tu seras amené(e) à entendre, n’est pas forcément synonyme de privation mais plutôt de concessions. Bien sûr, le rythme sera plus soutenu que ce que tu as pu connaître jusqu’ici, tu auras moins de temps pour les loisirs, mais il est très important de t’accorder des moments de « lâcher-prise » : pour certains il s’agira de continuer le sport, pour d’autres ce sera la lecture, des activités manuelles ou même tester différentes méthodes de relaxation (yoga, sophrologie, séances chez l’ostéopathe)…L’idée est de s’aérer l’esprit afin de maintenir un certain équilibre qui, nous pouvons te l’assurer, t’aidera à diminuer le niveau de stress !

Et au quotidien alors ? Essaye de t’accorder des pauses pendant la journée, où tu te déconnectes ne serait-ce que 15 minutes des écrans (eh oui…il faut lâcher le portable !). Si tu en ressens le besoin, n’hésites pas à prendre ta demi-journée, histoire de recharger les batteries : encore une fois, cela ne servira à rien de s’acharner si tu es à bout, cela ne va faire qu’augmenter ton agacement et ton état de stress…ce qui est complètement contre-productif.

NB : Pour davantage de précisions, je t’invite à lire les articles sur « Le Sommeil » et « Allier travail et vie sociale : c’est possible ? »

    En parler

Verbaliser et extérioriser ce que tu ressens (stress, anxiété, peur de l’échec…) peut également t’être bénéfique : surtout, ne reste pas seul(e) face à tes problèmes ! Tu peux en parler à :

  • Tes proches (famille, amis, copain/copine). Ils te connaissent et sauront trouver les mots pour te redonner confiance en toi, en tes capacités.
  • Ton parrain ou ta marraine du Tuto. Nous sommes là pour cela : le rôle du Tutorat est aussi de proposer un accompagnement sur le plan humain, dans des moments où vous doutez, vous vous remettez en question…Donc n’hésitez pas à nous contacter, nous sommes tous passés par là !
  • Un psychologue. Il n’y a AUCUN MAL à avoir besoin d’aide à un moment ou à un autre, il s’agit même d’une démarche plutôt saine qui témoigne du fait que tu veuilles avancer et trouver des solutions donc bravo à toi pour cette initiative ! A ce titre, tu peux bien sûr contacter le  Bureau d’Aide Psychologique Universitaire (BAPU). Il s’agit d’un centre de consultation pour les étudiants qui souhaitent une aide psychologique. Tu trouveras toutes les infos via le lien suivant :

Bureau d’aide psychologique universitaire (BAPU) – UPEC (u-pec.fr)

Par Camille, Tutrice Oréo